Les filles n'eurent pas le temps de rattraper Marie, David était devant Allison et décida de défendre sa soeur.
- Hey Allison ! Tu n'insultes pas ma soeur comme ça ! Elle mérite pas que tu l'insulte comme ça. Te's vraiment une sale emmerdeuse! Non mais qu'est-ce qui te donne le droit d'insulter comme ça Marie Hein?
Véro était extrêmement fâchée que cette peste d'Allison ait osé dire une chose pareil à Marie. Elle décida de s'en mêler elle aussi. Elle se pointa la tête haute devant elle et d'un regard noir la regarda.
- T'es folle ou quoi ? Premièrement, Marie ne ferait pas une chose pareil, puis deuxièmement Marie est une bien meilleure amie que toi ! Tu es une véritable garce, tu es vraiment épouvantable. Puis, ton manège avec la directrice, ce n'est pas subtile.
Véro allait continuer son discours jusqu'au moment où une main se posa sur son épaule. Véro se tourna prête à crier après la personne qui osait la déranger pendant qu'elle avait l'occasion de crier à Allison tout ce qu'elle avait à lui dire, mais se retint en voyant la directrice.
- Qu'est-ce qui se passe ici ? Pourquoi tous ces cri ? Hum... Pour avoir fait tend de bruit, vous resterez après les cours pour faire des travaux communautaire, ma chère. Dit-elle en s'adressant à Véro qui resta bouche bée.
Allison se mit alors à jouer la comédie, elle avait réussi a se remplir les yeux d'eau et à faire pitié.
- Ils...ils m'insultaient Madame la directrice...et ...ils m'ont fait très mal émotivement... n'est-ce pas les filles? Dit-elle en se retournant vers le groupe de pestes, qui se dépêchèrent d'hocher de la tête.
La vieille femme regarda alors furieuse David et Véro.
- Non, mais insulter cette pauvre Allison. Vous devrez travailler ensemble jeunes gens et ne penser pas que se sera une fête, vous allez subir les conséquences de vos actes.
Véro et David se regardèrent, ils devraient travailler ensemble même si ce n'était pas leur choix. La directrice leurs dit à tous les deux de venir la revoir après les cours, pour discuter de ce qu'ils devraient faire. Allison remercia alors la directrice qui partit vers son bureau, la jeune fille leurs adressa un sourire puis partit dans la direction opposée. Véro sautait presque de joie, travailler avec David ! Géraldine lui pointa David signe pour que son amie se calme, lorsque David se retourna, elle prit une expression dégoûtée.
- Je déteste cette femme, dit Véro.
David grommela quelque chose d'incompréhensible, sortit son matériel pour son cours d'éducation physique, de son casier près de celui de sa soeur, puis partit en direction des vestiaires.
Véro suivit David quelques minutes plus tard, puisqu'ils avait ce cours là en commun. L'éducation physique était un des cours préféré de Véro, pour la simple raison que David était présent à ce cours, en même temps qu'elle, et que David et elle allaient souvent s'asseoir sur le banc près de la réserve de ballon pour parler. En effet, Monsieur Martin le prof d'éducation physique, était tout sauf sévère et malgré son titre de prof d'édu, il détestait le sport. Il laissait donc les élèves faire ce qu'ils voulaient pendant le cours, en autant qu'il n'y ait pas de casse. Véro rentra dans la salle et localisa David dans le fond assis sur le sol, un petit groupe de fille l'observait et se mettait à rire. Sûrement qu'elles venaient d'avoir une idée concernant David, puisque malgré que David ne s'en souciait peu, le groupe de garçon était très populaire et il avait maintenant chacun leur cercle de belles jeunes filles prêtent à les séduire au moindre signe de leur part, mais par chance, Véro ne voyait jamais David avec une fille qui pourrait être sa petit amie. Elle alla s'asseoir sur le banc et attendit en regardant Pierre marquer un but, puisque la majorité des gars du cours avait décidé de jouer au basket-ball. David alla la rejoindre.
- J'arrive pas à y croire, on est obligé de faire des travaux communautaire après les cours. Seulement pour avoir été assez intelligent pour avoir dit à Allison ce qu'on pensait d'elle. J'en reviens pas que j'aie tombé dans son piège.
Véro le regardait, mais elle ne pouvait s'empêcher de penser que dans quelques heures, elle serait seule avec lui, enfin seule...presque seule, puisque la directrice et le concierge les surveilleraient.
- Véro...tu m'écoutes ? Ça va ? Demanda-t-il, voyant qu'elle semblait perdue dans ses pensées.
Elle revint alors à la réalité.
- Hein ? Oui ça va, excuse moi. Oui, je t'écoute bien sûr, c'est vrai que cette directrice est vraiment une femme horrible, mais enfin on n'a pas trop le choix d'endurer cette vieille femme. Pierre vint les voir et insista pour qu'ils participent. Il les plaça alors dans la même équipe après qu'ils aient finit par accepter. Ils finirent par gagner le match au moment où la cloche sonna.
Véro ne trouva Marie nul part, elle se dit qu'elle était rentrer chez elle pour toute le reste de la journée. Véro alla rejoindre Géraldine pour qu'elles se rendent au cours du professeur Reeves qu'elles avaient ensemble. Le seul cours intéressant d'ailleurs. Il se déroula très bien, puis Géraldine tomba sous le charme de son prof comme la majorité des filles. La cloche sonna et les filles sortirent de la classe, après avoir saluer le professeur Reeves puis, Géraldine se retrouva seule dans le couloir, car Véro s'était dirigée vers le banc, près du bureau de la directrice, là où David était déjà assis et semblait pensif.
Géraldine se retrouva maintenant seule dans le couloir, elle regarda autour d'elle, puis quelqu'un lui attrapa le bras.
- Hey, Géraldine!
Elle se retourna et vit Sébastien.
- Ah salut, lui répondit-elle. Tu vas bien ?
- Oui très bien et toi tu te sens bien dans ton nouveau collège?
- Eh bien sachant que ce n'est que mon premier jour, pas vraiment...
Ils se mirent à rire, quand une personne cria dans le couloir.
- Woah! Mais regardez-moi cette beauté !
Ne se doutant pas qu'on parlait d'elle Géraldine ne prêta pas attention, mais Sébastien savait très bien de qui Joël parlait.
- T'es nouvelle ? Lui demanda une voix masculine.
Elle se retourna et vit un jeune homme qu'elle présumait être Joël. Marie et Véro lui avaient parler de lui et lui avait raconter sa réputation de tombeur, il fallait avouer qu'il était vraiment très beau.
- Euh oui ... Répondit Géraldine d'une petite voix étonnée qu'il s'adresse à elle dans sa phrase "mais regardez-moi cette beauté", Joël regarda Sébastien, puis sourit à Géraldine.
-Je m'en doutais bien, voilà bien longtemps qu'il n'y a plus de filles aussi jolie que toi dans ce collège, lui glissa-t-il.
- Merci... Répondit-elle le rouge aux joues.
- Bon on devrait peut-être rentrer...Proposa Sébastien qui lança à Joël des regards bouillant de rage.
- Oui, tu as raison rentre ! Moi, je reste avec... Commença Joël.
- Géraldine...répondit la jeune fille.
- Je la raccompagnerai, ne t'inquiète pas pour elle, elle est entre de bonnes mains, répondit Joël.
Sébastien regarda Géraldine, celle-ci lui sourit, ce qui fut comprendre à Sébastien qu'elle était tout à fait d'accord avec Joël. Géraldine prit alors son sac dans son casier, Joël lui prit alors le bras et emmena Géraldine à l'extérieur. Caché derrière un arbustre, Sébastien les regarda partir, il était bien décidé à surveiller Joël.
David et Véro entendirent la porte s'ouvrirent et la directrice leurs ordonna de rentrer dans son bureau. Le bureau de la femme était vaste, plutôt carré et avait plusieurs cadres remplis de photo de famille accroché au mur. Elle les invita à s'asseoir puis, leurs désigna les tâches qu'ils devraient faire. La tête basse, ils sortirent du bureau. Chacun un sceau et une brosse à la main. Véro entendit David grogner lorsqu'il commença à brosser le mur sur lequel divers message était écrit. Elle le regarda attentivement jusqu'au moment où elle l'entendit rire, elle le regarda alors intrigué.
- Qu'est-ce qui te fait tant rire? Demanda-t-elle.
Il se tourna vers elle et lui montra un graffiti, que Véro elle-même avait fait, mais par chance David n'avait pas reconnu son écriture.
-Je crois que Pierre et ma soeur ensemble est la pire stupidité que j'ai entendu de ma vie. Tu les imagines ces deux-là? C'est comme...si toi et moi on sortait ensemble...
À ce moment, les espoirs de Véro s'évanouirent, il ne l'aimait évidement pas... mais qu'elle idiote elle avait été. Aucune fille de l'école ne pouvait faire craquer David, il était du style dure à faire fondre. Pourtant, Véro y avait cru, elle avait cru avoir au moins une petite chance... Elle fit mine de rire et de replacer ses cheveux derrière son oreille, pour cacher la larme qui coulait sur sa joue, puis elle se tourna vers le mur, lui faisant dos. Elle avait vraiment l'impression de s'être trompée sur bien des choses, elle regrettait d'avoir tant insister sur le fait que David aurait pu l'aimer.
- Non, mais vraiment, Pierre et ma soeur, le jour où ça va arriver, la neige sera mauve, puis il se mit à rire.
Joël et Géraldine marchaient dans le froid hiver, Joël tenait serrer Géraldine, qui était aux anges d'un tel contact. Il lui parlait d'un peu de tout, mais qu'importe le sujet qu'il commençait, il ramenait toujours la conversation sur lui, mais Géraldine s'en foutait un peu. Elle le regardait, inlassablement, le trouvant si beau. Lorsque soudain, elle aperçut quelque chose d'inhabituel, dans le beau paysage blanc, quelqu'un les espionnait. Elle fit taire Joël et se dirigea vers la montagne de neige. Là, elle trouva Sebastien qui essaya tant bien que mal de la calmer, puisqu'elle commençait doucement à se mettre en colère.
Après avoir lavé le mur de droite, David s'attaqua à celui de gauche. Depuis la découverte du graffiti sur sa soeur et son meilleur ami, Véro ne lui parlait plus, elle restait concentré sur son mur et brossait avait lenteur, comme si elle était ailleurs que dans la pièce. Il préféra laisser tomber, jugeant que se devait sûrement encore être un de ces nombreux problèmes de filles, mais lui-même pensait à sa soeur. Il savait l'épreuve qu'elle avait dû endurer, ces quelques années auparavant et comprenait sont envie de partir, mais il savait aussi qu'elle aurait de gros problèmes lorsque leurs parents apprendraient qu'elle avait séché les cours. Il se battit alors un plan dans sa tête pour arriver avant ses parent, pour ainsi recevoir le téléphone de l'école, lui-même. Comme ça, il pourra consoler sa soeur en paix. Fier de son plan, il se dit alors à lui même.
- David, tu es un vrai génie!
Rendu chez eux, David alla rejoindre Marie.
- Alors, on a décidé de sécher les cours hein?
Marie tourna la tête vers lui, les traces de larmes séchées montrait qu'elle avait beaucoup pleuré.
- Allons Marie, tu sais bien que ce n'est pas la solution.
Marie alla alors prendre son frère dans ses bras et se remit à pleurer.
- Elle a été si horrible avec moi.... mais pourquoi rentres-tu si tard ?
- Bien, je t'aie défendu et... la directrice m'a entendu et m'a obligé à faire des travaux communautaires avec Véro, qui elle aussi t'a défendu.
Marie parut surprise.
- Mais...Allison était ton amie, non ?
- Oh pour être franc, je ne l'aimais pas trop. Oh et tu as fait peur à Pierre à partir comme ça. Il est sortit à ta recherche et pour une fois, qu'il n'avait pas de retenue, la directrice lui en a donné une pour avoir séché son cours à te chercher.
Marie devint alors plus malheureuse.
- Oh ! Je suis tellement idiote, il doit m'en vouloir maintenant...
David la rassura aussitôt, voyant d'autres larmes se former dans ses yeux.
- Mais non voyons, Pierre est le gars le moins rancunier que je connais et il est tellement habitué aux retenues, qu'il s'en fou. Il me l'a dit un jour de plus ou de moins, ça lui est égale, et si tu veux savoir soeurette, pour moi tu es la fille la plus belle que j'ai jamais vue!
Marie le regarda, une expression amusée et fit semblant d'être bouche bée.
- Ai-je bien entendu? David Desrosiers, le garçon le plus dure à faire fondre de l'école, vient de dire à une fille qu'il la trouve belle?
- Ouais, mais toi t'es ma petite soeur adorée !
Il la serra alors très fort dans ses bras et se mit à la chatouiller.
- Dure à faire fondre, mais qu'est-ce que c'est que cette réputation ?