Épisode 3:De sage fille à Rebelle Girl.

Épisode 3:De sage fille à Rebelle Girl.
Épisode 3 : De sage filles à Rebelle Girl.

Véro s'était réveillée tard, elle n'avait pourtant pas eu de mal à s'endormir. Après s'être lavée, habillée, coiffée et maquillée, elle rappela Marie, comme Jeff lui avait dit de faire, lorsqu'elle l'avait croisé à la salle de bain. Lorsqu'elle appela, elle se souvenu alors que son amie n'était pas très matinal. Elle entendit un salut endormi de son amie, à l'autre bout du fil.
- Salut ! Désolé de
te rappeler de si bonne heure...même s'il est...midi et quart...mais bon Jeff a dit que tu pleurais au téléphone...
- Oui...je...tu
m'excuses un instant...
Véro acce
pta et entendit Marie crier.
- DA
VID, ENLÈVE MON CHEMISIER TU VAS L'ÉTIRER!! Désolé, David fait encore l'imbécile...
- Ah d'accord...
pourquoi tu m'as appelé ? Demanda Véro.
- Tu
fais quelques choses aujourd'hui?
- Pas grand chose...
J'y pense... Marie et si on dépoussiérait nos instruments de musique et on s'y remettait...
- Ouai
s, alors on se voit dans dix minutes...
- Ok...
U
n long silence s'installa entre les deux jeunes filles, puis elles raccrochèrent.

M
arie resta un moment à regarder le téléphone, elle aurait voulu parler à Véro de ce qu'elle ressentait devant la trahison de Géraldine, mais les mots s'était coincés dans sa gorge. Elle se leva et ouvrit la porte de son placard. Là, sa guitare l'attendait. Elle l'attrapa et commença à la dépoussiérer, elle ne l'avait plus touché depuis qu'Allison s'était moquée d'elle et l'avait ridiculisé devant toute l'école. Elle la regarda tendrement, puis recommença à gratter les cordes. Déjà, elle commença un petit accord, mais s'arrêta aussitôt en se voyant dans le miroir. Elle se trouva alors ridicule d'être là en pyjama à essayer de rejouer de la guitare, mais elle ne s'aurait dire pourquoi, mais quelque chose lui disait qu'elle n'était pas ridicule. Elle recommença alors à jouer ses quelques accords.

Pierre se réveilla, pe
ndant la nuit, il avait pensé à lalodie qu'il pourrait mettre pour sa nouvelle chanson. Il s'assit, attrapa sa guitare et se mit à composer, devant lui la photo de Marie lui souriait. En voyant la photo, il sentit quelque chose au creux de son estomac puis il se mit à penser à ce qu'il venait de ressentir. Il secoua la tête histoire de se ressaisir après s'être remis les idées en place, il s'habilla d'un T-shirt et d'un jeans, embarqua sa chanson et sa guitare et commença son trajet pour aller chez David.

Véro r
accrocha, elle voyait que Marie lui cachait quelque chose et qu'elle semblait mal à l'aise. Elle laissa tomber, en se disant qu'elle pourrait toujours en parler avec elle, lorsqu'elle la verrait. Elle se leva et sortit sa basse. Elle descendit en bas pour enfiler tuque, manteau et foulard et traversa chez Marie qui lui répondit après quelques secondes d'attentes. Déjà, lorsqu'elle ouvrit la porte, Marie lui semblait, pâle et triste. Par chance, elle avait pensé lui apporter son cadeau. Marie la laissa entrer aussitôt, elles montèrent dans la chambre de la jeune fille, puis elles se mirent immédiatement à jouer et à chanter, faisant résonner une douce musique dans toute la maison.

bastien se promenait à l'extérieur, Géraldine ne l'avait pas encore appelé et il commençait à se demander si elle accepterait de lui reparler un jour. Il s'en voulait de s'être conduit comme ça, mais maintenant que le mal était fait, il ne pouvait plus reculer. C'est alors qu'il l'aperçut de l'autre coté de la rue, il courut alors à sa rencontre, mais elle l'ignora. Lorsque soudain Allison arriva en voiture, à l'étonnement de Seb, Géraldine rentra dans la voiture et alla même jusqu'à faire la bise à Allison. Tout laissait à croire qu'elles étaient amie depuis longtemps.

Pierre remonta s
on foulard, il commençait à neiger et le froid lui gelait la peau. Sa guitare ne lui avait jamais paru aussi lourde. Il habitait à un coin de rue plus loin de chez David et il arrivait naturellement très vite chez celui-ci, mais aujourd'hui, le vent semblait être contre lui. Enfin, il arriva dans l'entrée. À ce moment, Allison s'arrêta devant l'allée et se mit à lui parler.
-
Salut ça va ? Demanda-t-elle.
Il ho
cha la tête un peu tristement.
- Et t
oi ça va ? Demanda-t-il à son tour.
- Oui super bien, je suis venue chercher Géraldine, tu ne l'aurais pas vue par hasard ?
- Non, je
ne l'ai pas vue. Si tu permets, je vais rentrer, David m'attend et j'ai une nouvelle chanson à essayer...
- Pour qui as
-tu écris cette chanson ?
Il l
eva la tête, l'image de Marie apparut alors dans sa tête.
-
Pour une fille merveilleuse, répondit-il en souriant.
Alliso
n avait à présent le sourire aux oreilles, elle lui envoya un baiser par la main, puis repartit. Marie regarda par sa fenêtre la scène. Elle était arrivée au moment où Allison envoyait à Pierre le bisou. Écoeurez, elle ferma rageusement sa fenêtre.

Marie regarda Véro.

- J'en ai assez d'être la pet
ite fille sage...ça suffit, je veux changer...
- Pour Pierre
? Demanda Véro, par réflexe.
- Non pour tout... Allison se
moque de moi et je la laisse faire, je suis chouchou de la directrice, je me fais piler sur les pieds sans rien faire...
- Donc t'en as assez de toi-
même...
- Ouais, on peut dire
ça comme ça.
- Et... quelle pe
rsonnalité veux-tu avoir...
-
Rebelle ! Je ne veux plus être la petite fille adorée et chouchoutée, je veux vouloir faire ce que je veux...
Marie ouv
rit alors sa garde-robe et sortit les vêtements les plus sexy qu'elle avait. Elle les mit puis se regarda dans le miroir.
- Si tu portes ça à l'école,
la directrice va te tuer ma vieille, malgré que ça me plait bien.
- Je me fou de cette v
ieille folle, qu'elle aille se faire voir, tout comme Géraldine d'ailleurs...
À ces mots
les yeux de Marie devinrent alors humide, mais elle se força à ne pas pleurez et ravala sa peine.
- Si c'est ton choix,
je vais t'appuyer. Je n'irai pas te contredire sur ça, tu fais bien ce que t'as envie et je suis ton amie. Je suis là pour t'appuyer.
Marie fit un p
etit sourire forcer à Véro, puis Véro la prit dans ses bras, car elle avait besoin de se consoler également.

Géraldine
et Allison avaient décidé de retourner dans les magasins sans Erika cette fois. Elles s'amusèrent comme des folles, mais Géraldine ne pouvait s'empêcher de repenser à la réaction de Marie et surtout à ce que la jeune fille aurait fait si elle aurait magasiné avec elle.

# Posté le samedi 19 novembre 2005 12:37

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 14:28

Épisode 3 : #

Épisode 3 : #
David ouvrit la porte à son ami. Pierre semblait mi-sur terre mi-perdu dans ses penes. Lorsqu'il se rendit compte qu'il était entré, il déposa sa guitare, salua son ami, qui le regardait bizarrement.
- Pierre tu vas bie
n ? Demanda celui-ci. C'est la première fois que je te vois comme ça...
- Ouais, j'
ignore pourquoi, mais c'est temps-ci, j'ai une fille dans la tête...
David prit alo
rs une mine surprise.
- Quoi
? Toi Pierre Bouvier t'as une fille dans la tête ! Attends, j'appelle l'hôpital...
- Ha, h
a, ha, je ne suis pas malade et c'est juste une amie ok !
- Ok, ok bien s
ûr... Je n'en parle plus bon, alors on la joue cette nouvelle chanson ?

Véro pous
sa Marie à aller prendre une marche, sous prétexte que ça lui ferait du bien et que ça lui aérerait le cerveau. Les filles sortirent donc à l'extérieur, après quelques minutes de marche, elles rencontrèrent Allison et Géraldine. Géraldine et Marie s'ignorèrent, mais Allison, elle, regarda Marie avec un sourire triomphant.
- Oh! Ma
rie tu as entendu la nouvelle chanson de Pierre ?
La je
une fille fit non de la tête.
- C'est dommage
, il l'a écrit pour moi. Il me l'a dit tout à l'heure, le pauvre garçon est complètement fou de moi, mais ça se comprend. Oh et il embrasse tellement bien, il...
Elle
ne finit pas sa phrase, car le poing de Marie lui avait déjà fendu la lèvre. Allison était au sol, son foulard blanc avait maintenant à plusieurs endroits des larges taches rouge sang.
- Tu le méri
tais, dit Marie.
- Et de tou
te manière, Allison, ne te fais pas d'illusion, je sais très bien que Pierre ne pourrait jamais t'aimer ! Oh que non. Crois-moi, j'en sais quelque chose. Allez, viens Marie.

Pierre et David étaie
nt dans le salon, car ils étaient seuls dans la maison et c'était plus confortable pour composer. David se mit à lire les paroles que Pierre avait écrit et se demandait à qui il pouvait bien avoir écrit ça. C'était vraiment beau et il se surprit à penser à Véro en lisant le texte. Il s'enleva l'image de la tête en prenant sa guitare et en commençant à jouer quelques notes et en fredonnant les paroles en même temps. Pierre prit aussi sa guitare et dit à David qu'il avaitjà une idée de musique et David le suivit avec un peu d'improvisation. Finalement, ils finirent par trouver la base de la chanson, au même moment que les autres gars arrivèrent avec leurs instruments. Ils filèrent donc dans le garage où était le Drum de Chuck. Ils prirent chacun leurs instruments et improvisèrent une musique en suivant Pierre qui avait sa guitare et qui chantait. Ils finirent par trouver quelques choses de vraiment bon et commencèrent à placer des notes plus officielles sur ce texte. La chanson s'appelleraient donc, I'd do Anything. Les gars tous très fier du résultat décidèrent d'arrêter pour aujourd'hui et allèrent les 5 au salon pour écouter un peu la télévision.

Marie rent
ra, Véro et elle s'étaient données rendez-vous dans quelques heures pour aller magasiner leur robe, puisque Jeff avait décidé de faire une petit fête, vue que leurs parent n'était pas là. Lorsqu'elle rentra dans le salon, les gars étaient tous partit, sauf Pierre et David, bien sûr.

M
arie entra dans le salon, l'on voyait dans son visage un je ne sais quoi de changé, une sorte de '' je me fou des règlements '' ses vêtement n'avait pourtant pas changé. David regarda sa soeur et ne put s'empêcher de blaguer. Pierre qui était appuyer contre le mur devant elle, regardait Marie différemment.
- H
é Marie, il parait qu'il y a une réunion de sorcières pas loin. Vas-y, elles doivent t'attendre, les pauvres.
Marie eu
t un rire sarcastique.
-
Et toi, la réunion des hommes de pailles a été annulé ou le magicien d'oz leurs a donné un cerveau et il t'a oublié ou encore il n'avait pas de courage pour t'endurer. Dommage, tu en aurais eu de besoin.
Elle sourit, lança
un salut à Pierre puis, monta normalement l'escalier jusqu'à sa chambre. David était bouche bée, jamais de sa vie sa soeur avait osé lui répondre. Pierre, lui, semblait aimer le nouveau caractère.
-
Elle est mignonne ta soeur, dit-il.
David se reto
urna violemment.
- Pierr
e tu te rends compte de ce que tu dis ? On parle de Marie là, la sorcière du nord, la soeurette venu d'un autre monde, l'extra-terrestre...
- Ouais e
t alors ? Elle est jolie et super...sexy.
David
insista comme si Pierre aurait perdu la tête.
- C'
est ma soeur !!!
Pierre r
egarda Marie passer à nouveau. Il avait ressenti cette chaleur, cette étrange sensation dans l'estomac puis, il devint triste à la pensée qu'elle était fâchée contre lui et qu'elle ne lui avait même pas accordé un regard. Il se leva, sans que David s'en rende compte puis, discrètement, il monta à la chambre de la jeune fille.

Véro s'assit sur s
on lit, elle n'aimait pas tellement la nouvelle personnalitée de son amie, même si elle lui avait assuré qu'elle serait avec elle. Elle regarda les photos qu'elle avait de ''l'ancienne'' Marie puis, elle repensa à ce que son amie avait osé faire, elle avait frappé Allison. Et Géraldine, qui traînait avec Allison. Au fond, elle comprenait Marie, elle-même ne savait plus quoi faire, elle se regarda dans le miroir puis, décida de commencer à regarder pour la coiffure qu'elle aurait pour ce soir.

# Posté le samedi 19 novembre 2005 12:40

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 14:35

Épisode 3 : ##

Épisode 3 : ##
Marie rentra dans sa chambre, elle se détacha les cheveux, et commença à se maquiller, chose qu'elle ne faisait que rarement. Lorsqu'elle finissait de déposer quelques brillants dans ses cheveux et sur son mince maquillage, elle entendit quelqu'un cogner à sa porte. Elle se leva et alla ouvrir, de l'autre côté, Pierre se figea lorsqu'il vit Marie, elle perdit son sourire.
- Salut...
Dit-il.
Elle s'éloigna de la porte et lui répond
it en soupirant.
- Salut...
- Ça va...? Demanda-
t-il.
-
Peut-être et toi...
- Ouais ça peut all
er, lui répondit-il. Tu... tu es très jolie comme ça....
- Merci. Dit-elle froidement. Alors ça va bien avec Allison ?
- Quoi ?
- En tout cas,
Allison, elle m'a dit que c'était super et que tu embrassais très bien...
- Quoi ? Comment t'as
su qu'elle et moi on s'est embrassés ?
Il sembl
ait mal à l'aise devant la froideur de la voix de la jeune fille.
- Je viens de te le dire, c'es
t Allison qui me l'a dit... Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi tu m'as mentit pour ça.
-
Oh je t'en pris, ne recommence pas et en plus ce n'est pas moi qui l'ai embrassé, c'est elle qui m'a embrassé.
- O
oohhh ! Là ça fait toute la différence. Se moqua-t-elle.
- Marie ! - Il se mit
à crier. Mais enfin je veux savoir qu'est-ce qui te prend...je te reconnais plus !
- J'ai déci
dé de changer et si ça ne te plait pas, je m'en fou...
Du bas des esca
liers, l'on entendit David crier la venue de Véro dans l'entrée.
Marie at
trapa son sac et s'apprêta à passer devant Pierre pour sortir de la chambre, mais il lui attrapa le bras.
- Lâche-moi. Lu
i ordonna-t-elle.
- Pou
rquoi tu fais ça...je ne comprend pas ce qu'il te prend...pourquoi cette nouvelle personnalité...ce n'est pas toi ça...
- T
'aurais dû t'ouvrir les yeux quand il était encore temps...
Elle se d
égagea le bras de l'emprise de celui-ci et sortit de la pièce. Avant de sortir à son tour, Pierre jeta un regard circulaire sur la pièce et remarqua avec tristesse que le cadre de leur photo à la Ronde avait été déposé vitre et photo contre le plateau du bureau.

David reg
arda Marie descendre.
- Hé ! T'aurais pas vue Pi
erre ? Je l'ai perdu...
- Ouais, il voulait me di
re un truc...il doit sûrement bientôt redescendre...
Au même i
nstant, Pierre descendit l'escalier. Il avait la mine sombre et semblait vouloir parler à Marie, mais elle ne voulait visiblement pas lui adresser la parole.
- Attrape ton manteau, o
n va dans les magasins avec les filles, lui annonça David.
Pierre hocha la tête et prit machinalem
ent son manteau. Ils sortirent à l'extérieur et David contourna la voiture dans le but de prendre le volant pour allez au centre commercial, mais ses trois amis ne bougèrent pas.
- Heu...tu vas p
rendre le volant Dav ? Demanda Pierre.
- Ben ouai
s...
- Je n'embarque pas dans ce cas, répondit a
ussitôt Marie, qui connaissait les dangers d'aller en voiture avec David, pour ce genre de sport le testament était requis.
- Moi non plus, annonç
a Véro.
David les regarda étonner.
- Je suis si d
angereux que ça derrière un volant ?
Ils hochère
nt de la tête.
- Je vais conduire
, c'est préférable. Si on veut se rendre en vie...Annonça Pierre.
Déçu, D
avid laissa tomber les clés dans la main de son ami. Pierre embarqua donc sur le siège du conducteur, Marie et Véro s'assirent à l'arrière et David à l'avant. Il était d'humeur boudeur puisqu'ils l'avaient tous empêcher de conduire. Véro regarda Marie puis, Pierre, elle remarqua qu'ils semblaient fâcher l'un contre l'autre, elle glissa tout bas à l'oreille de son amie.
- Tu t'es disputé avec Pierr
e ? Demanda Véro.
La jeune fill
e hocha de la tête.
- Pourquoi ?

- Il
n'aime pas mon nouveau moi et je lui ai fait clairement comprendre que je lui en voulais pour Allison.
L
a discussion se stoppa sur le nom de leur pire ennemie commun.

Pierre regardai
t la route, mais la phrase de Marie résonnait toujours dans sa tête « T'aurais du ouvrir les yeux quand il était encore temps » Il revint sur terre lorsqu'il entendit crier son nom. Lorsqu'il regarda devant lui, il donna un violent coup de volant pour contourner la voiture avec qui ils allaient rentrer en collision. Il s'arrêta alors sur le bord du chemin.
- Qu'est-ce qui t'a
passé par la tête ! ! ! S'écria David. Pourquoi t'as pris la voie de droite puisque lui s'en venait ?
- Désolé j'éta
is perdu dans mes pensées...
Il se retou
rna pour voir si les filles étaient correct. Au passage, il lança un long regard à Marie, qui fit mine de chercher quelque chose dans son sac. Il détourna les yeux vers Véro, qui le regarda d'un air désolé. Il retourna donc sur la route en essayant d'arrêter la voix dans sa tête.

raldine soigna Allison du mieux qu'elle put. La jeune fille blessée pleurnichait et maudissait Marie.
- On devrait l'enfermer
et marquer sur sa porte attention monstre enragé, mais elle est folle ! Je n'ai rien fait de méchant ! En plus, Véro ne cesse de dire des bêtises à mon sujet ! Elle est stupide aussi.
Géral
dine ne répondait pas, elle savait que si Allison avait son opinion, elle serait furieuse. Après que ça soit été un peu soigné, les autres filles arrivèrent. Erika se mit à crier au scandale et réclamait justice. Allison, elle, inventa une petite histoire où elle est la pauvre victime innocente de tous gestes, qui aurait pu avoir raison de la frapper.

Marie regarda le centre
commercial approcher. Pour ce soir, elle savait exactement le look qu'elle voulait. Lorsque Pierre leurs ouvrit la porte, elle descendit et commença déjà à avancer vers les magasins.

Jef
f courrait dans la maison comme une vraie abeille, il voulait que tout soit prêt et parfait pour ce soir. Pour qu'il n'y ait pas de casse et que les traces du Party puissent s'effacer rapidement, avant l'arrivé des parents. Donc, il rangea dans une armoire tout ce qui pourrait être fragile et cassant, puis prépara le système de son, l'éclairage, la bouffe et tout le reste.

V
éro suivit Marie et les gars dans un magasin de vêtements. Tout semblait du genre à Véro, les jolies robes à décolletés et les couleurs pastels. Véro trouvait ça très beau et commença à regarder, quand Véro entendit Marie qui lui demandait si c'était bien le style que Marie avait l'habitude d'avoir.
Euh Marie, que dis
-tu de l'essayer ? Ça serait beaucoup mieux pour juger, mais le choix semble être bien et cette couleur te va à merveille habituellement.
Les gars regardèrent Véro en lui di
sant qu'ils reviendraient dans quelques minutes, le temps qu'elles finissent de parler de trucs de filles. Alors, David et Pierre quittèrent la boutique pour aller un peu plus loin. Marie entra alors dans la cabine pour essayer sa robe et lorsqu'elle sortit pour montrer le résulta, Véro resta surprise. Marie semblait être quelqu'un d'autre dans cette robe.
- Je l'adore ! Dit Marie. Et e
n plus elle est dans mes moyens.
- Mais Mar
ie, je ne suis pas certaine que ça te ressemble...
- Oh non pas toi aussi...je t'en pr
is, j'adore ça moi et je vais l'acheter point final.
Véro fut surprise du ton de son am
ie, mais elle ne fit rien paraître. Elles décidèrent d'aller rejoindre David et Pierre après avoir payer leur nouvelle tenue pour la soirée. Elles les trouvèrent dans le magasin de musique pas trop loin de là et Véro en profita pour s'acheter quelques trucs qui manquaient pour sa base. Pierre et David l'aidèrent à faire des choix judicieux.
L
orsqu'ils revinrent des magasins, ils virent Jeff à l'intérieur de chez lui à contempler son travail.

Pierre cogna à la porte de
Marie, elle lui répondit joyeusement d'entrer, elle dansait presque lorsqu'il rentra, elle ne s'en occupa pas plus qu'il faut et commença son maquillage.
- Marie je crois vr
aiment qu'on devrait parler.
- Pour dire qu
oi ? Tu m'as mentit et tu t'es pas ouvert les yeux quand c'était le temps, assume les conséquences.
Il avança vers elle, il savai
t depuis le jeune âge de la jeune fille qu'avec elle, il fallait user de ruse.
- Donc,
tu ne me pardonneras jamais. Moi qui voulait au moins danser avec toi une fois ce soir. Indifférente, elle lui répondit.
- Tu dan
seras avec Allison, elle en sera sûrement ravie.
Il se mit alors en colère.
- Bordel Ma
rie ! On a passé près de mourir parce que je ne suis pas capable de te sortir de ma tête, ce n'est pas normal. Et rentre toi dans la tête que je déteste Allison !
La jeune f
ille, qui ne semblait plus si jeune maintenant lui sourit et lui répondit.
- C'est de
ma faute ? Te sentirais-tu coupable ? Toi, non jamais, c'est impossible ! Je t'ai eu dans la tête pendant 7 ans de ma vie, alors que tu m'aies dans la tête maintenant. Je m'en fou, tu m'as mentit, tu m'as pris pour idiote alors, moi je t'ai effacé.
Il se mi
t à crier.
- Je ne t'ai pas mentit !!
Elle
lui lança son cahier de dessin et sortit de la pièce. Pierre partit aussi et alla rejoindre David, qui était dans l'entrée prêt à aller chez Jeff. Ils sortirent de la maison, Pierre semblait très mal à l'aise et Marie évitait le regard de Pierre. David sentait que ça ne fonctionnait pas comme d'habitude, alors il se mit à crier.
- LE DERNIER AR
RIVÉ CHEZ JEFF NE BOIT PAS DE LA SOIRÉE !
I
ls se mirent donc à courir jusque chez Jeff.

# Posté le samedi 19 novembre 2005 13:09

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 15:01

Épisode 3 : ###

Épisode 3 : ###
Lorsqu'ils rentrèrent, la fête battait déjà son plein. Déjà, à l'entrée Pierre attrapa Marie par le bras, elle se débattit, mais il ne lâcha pas.
- Je crois qu'on s'est tout dit tout à l'heure, non. Lui dit-elle sèchement.
- Je tiens juste à te dire de faire attention, avec ce que tu portes c'est dangereux ici.
- Mais c'est qu'il se fait du soucis pour moi.
- Oui, alors fait attention.
- On verra. Et elle partit vers le fond de la salle.

Véro regardait autour d'elle, la musique était forte, le monde dansait et il faisait une chaleur étouffante. Elle avait perdu Marie et Pierre des yeux, mais David était venu la rejoindre.
- Alors ça va ?
Elle hocha la tête. David la regarda, elle semblait bizarre.
- Tu veux danser, lui proposa-t-il.
- Non, désolée.
- Enfin pourquoi ? Tu n'aimes pas danser ?
- Ce n'est pas ça, je me sens pas trop bien. J'ai trop chaud.
- Alors suis-moi.
Il l'entraîna dans un coin de la maison où il n'y avait personne et lui prit la main pour danser. La musique était assez forte qu'ils l'entendaient quand même. Ils dansèrent là pendant 3 et même 4 chansons et ils s'amusaient beaucoup. Véro finit par revenir à la réalité, elle dansait avec David, mais pourquoi. Elle se retira de ses bras et s'excusa en quittant la pièce très mal à l'aise. David resta sous le choc un petit moment et décida d'aller la retrouver pour qu'elle s’explique.

Marie rentra dans la cuisine, Jeff y était avec quelques amis. Elle regarda les gars, qui lui sourient.
- Ah ! Marie t'es là, je te présente John, Jack, Mitch et Billy.
Jack regardait Marie avec attention. Jeff le remarqua, car la jeune fille ne semblait pas indifférente.
- Hé ! Jack elle est mineur et c'est la soeur de David alors calme tes hormones, dit Jeff.
Marie se prit alors une bouteille de liqueur lança un regard à Jack puis, sortit de la cuisine.

Jack lança un sourire à ses amis pendant que Jeff avait le dos tourné puis, il sortit, mais à peine avait-il tourné le coin que Pierre l'attrapa au collet.
- Je t'interdis de l'approcher compris ! Tu lui fais le moindre mal et je te jure que je te ferai passer la pire heure de ta vie.
Le jeune homme le lâcha avec haine, puis il retourna se perdre dans la foule.

David trouva Véro à l'extérieur. Elle était assise sur un banc dans le jardin et contemplait la lune, il s'assit à côté d'elle.
- Je comprend qu’il fait chaud à l'intérieur mais, te faire geler dehors n'est pas la meilleure idée que t'as eu...Dit-il en blaguant.
Mais Véro ne la rit pas, il retrouva alors son sérieux.
- Bon d'accord j'ai compris je suis pas drôle...
- Non ce n'est pas ça, c'est juste que je me sens bizarre...j'ai juste besoin d'air frais...
David lui jeta un coup d'oeil, il voyait ses oreilles gelées ainsi que ses mains qui tremblaient de froid. Il enleva alors sa tuque où il avait planté quelque stode au rebord et lui enfila sur la tête, le chapeau lui tomba un peu sur les yeux ce qui les fient rire, il lui passa alors ses gants. Elle le regarda puis, sourit.
- Merci !

Marie se trouva appuyer contre un mur, Jack lui murmura alors à l'oreille.
- T'es vraiment belle, ça t’a fait mal ?
Marie le regarda surprise.
- M'as fait mal ?
- Oui, quand tu es tombé du ciel ?
Elle se mit à rire.

Pierre dansait avec une de ses vieilles amies lorsqu'elle lui demanda.
- Ce n'est pas la petite soeur de David qui se fait draguer là-bas ?
Pierre se retourna, la rage le prit alors.
- Tu m'excuses quelques minutes ?
La jeune fille hocha la tête et Pierre fendit la foule en direction de Marie et de Jack. Lorsqu'il arriva a eux, il lança sèchement à Jack.
- Tu m'as mal compris tout à l'heure ?
Marie les regardait étonné.
- Qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-elle.
- C'est rien trésor il est juste jaloux que je t'ai et que lui non, répliqua Jack.
- Non, ce qui va pas c'est qu'il se sert de toi, dit Pierre, en colère.
Marie devint alors furieuse.
- Non, mais là, tu vas trop loin! Ce n'est pas mentir qui va t'aider à ce que je te refasse confiance. Viens Jack, on va ailleurs.
Pierre attrapa le poignet de Marie.
-Marie je t'assure, il ne pense qu'au sexe...tu n'es qu'une pute pour lui.
Furieuse elle le frappa.
-Ne me traite plus jamais comme ça c'est clair.
Puis elle partit avec Jack. Pierre les regarda partir, il attrapa son manteau et sortit à l'extérieur.

David et Véro étaient toujours assis sur le banc, il ne se parlait pas et regardait les étoiles. Lorsque soudain, David pointa un étoile dans le ciel.
- Quand j'étais petit et que Marie allait bientôt arriver pour gâcher ma vie...euh non partager ma vie Véro et David rirent.
- Je regardais les étoiles et je me demandais s'il y en avait une pour moi...
Véro le regarda, elle ignorait complètement ce fait de la vie du jeune homme.
- Moi aussi, je regardais les étoiles, je trouve ça magnifique comme paysage...
- Oui, moi, je demandais aux extra-terrestres de reprendre ma soeur, rigola-t-il.
Cette fois, Véro ne put s'empêcher de rire.

Jack alla voir quelques amis, il avait dit à Marie de l'attendre quelques instants, lorsqu'il revint elle n'avait pas bougé. Il l'invita alors à monter à l'étage, qu'il désirait lui parler et que ça serait plus tranquille. Marie hocha la tête et monta alors à l'étage. Elle rentra alors dans la chambre qu'il lui dit et elle trouva là trois gars auquel son instinct lui disait de ne pas faire confiance.
- C'est elle Jack ? Demanda un petit blondinet.
- Non, c'est la fée clochette. Imbécile ! Bien sûr que c'est elle.
Aussitôt les trois gars se jetèrent sur Marie qui se débattit du mieux qu'elle pu, ils commencèrent alors à essayer de lui enlever sa robe. Elle se mit alors à crier en espérant que quelqu'un l'entendrait.

Pierre sortit dehors, mais lorsqu'il vu Véro et David ensemble, il décida de partir d'un autre côté pour ne pas les déranger. Il se sentait trop mal pour oser les affronter de toute manière. Et il n'avait pas la tête à la blague, ce soir là. Pierre reprit ses esprits et décida, quelquse minutes plus tard, d'entrer dans la maison et constata que David et Véro n'était plus à l'extérieur. Il décida de monter à l'étage pour aller dans la salle de bain, mais il s'arrêta dans le couloir quand il entendit crier. Il reconnu la voix de Marie et se dirigea vers la pièce d'où venait le cri. Il entra dans la chambre et aperçut Jack et ses trois amis qui essayaient de la toucher. Pierre resta figé devant la scène horrible qui se déroulait sous ses yeux, il fut prit d'une rage sans limite. Il se dirigea vers Jack qu'il frappa de toute ses forces, il tomba sur le sol inconscient. Furieux il se retourna vers les trois autres, le blondinet s'avança près à défendre son compagnon au sol, mais Pierre fut plus rapide et le frappa. Marie réussi à s'échapper des mains de ses violeurs et alla se réfugier dans un coin de la pièce. Voyant l'échec de ses deux amis, les deux derniers prirent la fuite. Pierre lança un coup d'oeil à Marie, elle était assise dans son coin, la robe à demi en lambeau. Elle tremblait et pleurait. Il s'approcha d'elle, la pris dans ses bras et lui chuchota des paroles rassurantes à l'oreille. Marie ferma les yeux, elle tremblait de froid, mais elle savait qu'il ne faisait pas froid dans la pièce. Pierre la tenait serrez dans ses bras, elle avait tant rêver de ce moment, mais la situation n'était pas joyeuse. Elle ne se débattait pas, elle n'en n'avait pas la force. Pierre enleva sa chemise et la posa sur les épaules de la jeune fille, il se retrouva en t-shirt, ce qui en état normal aurait mis la jeune fille en état second, mais elle n'était pas là. Elle était perdue dans un monde tout noir où Pierre était la seule source de chaleur dans la froideur de ces horribles souvenirs. Il l'aida à se lever puis, il la fit descendre en bas. Personne ne les remarqua, rien n'avait changé et le Party semblait être partie pour encore quelques heures. Ils prirent discrètement leur manteau et sortirent à l'extérieur.

David et Véro restèrent assis quelques temps encore lorsque finalement David proposa.
- Tu veux marcher ?
Elle hocha la tête. Ils se levèrent donc et commencèrent à marcher sur le trottoir enneigé. Ils se lancèrent parfois des petits regards discrets. Maladroitement David dit à Véro.
- T'es mignonne avec ma tuque...
Sous son foulard elle rougit, heureusement il ne le remarqua pas.

Marie ouvrit la porte de la maison, elle fit entrer Pierre, qui ne semblait plus vouloir la laisser seule. Elle n'avait plus dit un mot depuis le cri qu'il avait entendu et il ne voulu pas la brusquer. Pierre la regarda enlever son manteau, il fit de même, puis il la regarda plus attentivement, lorsqu'elle avait enfilé sa chemise il n'avait pas remarqué que sa robe était si déchiré puis à quel point elle était magnifique dans sa chemise, qui lui arrivait un peu au-dessus des genoux et qui lui faisait un décolleté assez plongeant, mais il retrouva vite ses esprits, en voyant ses bleu sur ses poignets et les quelques lambeaux de tissu qui lui tombaient sur la jambe gauche. Elle semblait gêné d'être ainsi devant lui, sans dire un mot, elle lui indiqua de la tête l'escalier, puis le salon, ce qu'il compris pour l'avoir vue grandir un.
- Je monte me changer, fait comme chez toi...
Pour toute réponse, il hocha la tête en la regardant monter l'escalier.

David se mit à chantonner une mélodie dans la froideur de la nuit. Véro décida, elle aussi de chanter, ainsi leur voix résonnèrent dans le froid de l'hiver. Ainsi porté par le vent, l'on entendait des :
- Vive le vent, Vive le vent.
Ou encore des :
- Moi j'ai vue petite maman hier soir...
Lorsqu'ils eurent passé presque tout le répertoire de Noël, ils arrêtèrent de chanter.
- Tu sais, j'aime mieux passer la soirée avec toi que d'être avec des gens que je ne connais pas, c'est toujours bien de parler à une amie.
Véro retrouva alors sa tristesse.
- Oui, tu as raison, lui répondit-elle, à contre coeur et en se forçant pour lui sourire.

Marie arriva dans sa chambre, elle se regarda dans le miroir, son maquillage à moitié détruit, sa coiffure démolie... Elle enleva la chemise qu'elle sentit doucement, puis se regarda à nouveau, sa robe en lambeaux, ses bleu sur ses avant bras et ses poignets... Elle se remit à pleurer silencieusement, mais elle se força à se calmer, elle enleva ses vêtement déchirés, enfila un t-shirt et un pantalon, démaquilla ce qu'il lui restait de maquillage, se lissa les cheveux et descendit au salon.

Pierre emmena les tasses de chocolat chaud dans le salon, Marie descendait l'escalier au même moment, il leva une tasse en lui souriant.
- Tu dois avoir froid... Viens, je t'ai fait du chocolat chaud...
Marie se força à sourire, elle le suivit dans le salon, là il s'assirent l'un en face de l'autre. Soudain, un sourire illumina le visage de Marie lorsqu'elle vit les petits guimauves flotter sur le liquide fumant, et en pointant sa tasse, elle lui dit.
- Ça alors, tu t'en es souvenu...
Il se mit à rire.
- Comment veux tu que je l'oublie ? La dernière fois que je l'ai oublié, tu m'as bombardé de guimauve, tu m'as écoeuré de la guimauve pendant au moins un an.
Elle se mit à rire, mais redevint alors très sérieuse.
- Je suis désolée, dit-elle. Désolée pour tout...
- Bah ce n'est pas grave...
Ils ne dirent plus rien, mais ne se lâchèrent plus des yeux. Lorsque soudain, ils entendirent la porte s'ouvrir, Pierre sursauta en entendant la voix de David.
- Eh ! Ben, ça alors, je vous prend sur le fait à boire du chocolat et à parler !
- Oui euh...elle a eu mal à tête et je ne m'amusais pas trop donc...
- Ouais, ouais pas besoin de culpabiliser, ce n'est pas comme si vous auriez couché ensemble.
Marie sembla alors mal à l'aise et Pierre s'empressa de répondre.
- Bon, il se fait tard, je crois que je vais y aller...on se voit demain....
Il s'approcha de Marie, la prit dans ses bras, au passage, ils sentirent leurs parfums. Pierre attrapa sa chemise sur le bras du divan, salua David et sortit. David se retourna, sa soeur n'était plus sur le divan et il entendit la porte d'entrer se refermer. Il haussa les épaules puis, monta se coucher.

Marie se mit à courir pour le rattraper.
- Pierre ! Attends !
Il s'arrêta alors et se retourna.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Marie s'arrêta alors devant lui.
- Merci pour m'avoir...sauver...
Pierre la prit une dernière fois dans ses bras puis, lui dit.
- On se voit demain...alors...bonne nuit...
- Oui...bonne nuit.
Puis, chacun sur un nuage, ils partirent.

Véro rentra chez elle, la fête était terminée. Elle n'aurait pas aimé entrer alors qu'il y avait encore plein de monde chez elle.
- Dieu merci, se dit-elle.
Elle trouva Jeff endormit sur un divan, épuisé. Elle monta à sa chambre, puis elle remarqua qu'elle avait toujours la tuque de David, à ce moment, le téléphone sonna. Elle se dépêcha de répondre, c'était Marie, elle voulait tout lui raconter. La jeune fille mis un pyjama et écouta son amie lui raconter son horrible soirée, mais bientôt épuisé, les deux jeune filles s'endormirent au téléphone.

David arriva dans sa chambre, il voyait bien que Pierre et Marie lui cachaient quelque chose mais quoi ? Il passa cette question, pour revenir à sa soirée avec Véro. Sur cette pensée, il s'endormit.

Pierre rentra dans sa chambre, il lança sa chemise sur son lit se déshabilla puis, se coucha, mais une odeur particulière qu'il connaissait et aimait se fit sentir. Il regarda alors sous sa tête, sa chemise était déployée et recouvrait l'oreiller, le parfum de Marie était resté accroché, un doux parfum de framboise et autre chose qu'il n'aurait su dire, de la tendresse peut-être. Épuisé, il reposa sa tête sur sa chemise aspira un peu de parfum et s'endormit.

# Posté le samedi 19 novembre 2005 13:11

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 19:29

Épisode 4 : Le retour de Jessy

Épisode 4 : Le retour de Jessy
Épisode 4 : Le retour de Jessy

Ce matin là, Jessy trouvait qu’il faisait particulièrement froid. Peut-être était-ce parce que ça faisait une heure qu’elle voyageait pour amener quelques boîtes dans sa maison. Jessy s’était beaucoup ennuyée de son cartier et maintenant qu’elle était revenue, sa seule idée était d’aller faire un saut chez Marie en passant par chez Véro. Elle avait tellement de choses à raconter depuis que ses parents avaient décidé de déménager à New York, il y a déjà 3 ans de cela. Alors, après avoir rentré plus de 10 grosses boîtes, elle eut la permission de partir. Elle partit donc en courant jusque chez Marie. Lorsqu’elle cogna, Marie cria tellement fort que Jessy vit accourir David croyant que sa sœur avait vu un monstre.
- Jessy, mais qu’est-ce que tu fais là ? Dit marie, encore surprise.
- Merci de l’accueil. Non, mais mes parents ont décidé de revenir. Véro va bien?
- Oui, elle va bien! On va lui demander de venir nous rejoindre.
Jessy acquiesça et c’est David qui finit par la faire entrer. Tellement Marie était surprise, elle avait oublié l’essentiel. Lorsque Marie appela chez Véro, ça sonnait occupé.
- Hey Marie! Si tu veux je vais aller la chercher, Véro! Proposa David.
- Pourquoi tu ferais ça? Demanda Marie.
- Simple, je devais aller aider Jeff à amener quelques trucs ici.
- Bah ok alors! On va être dans ma chambre! Tu viens Jessy, on a tellement de choses à se dire.
Marie monta à l’étage, suivi de son amie Jessy, très contente d’être revenu.

David s'habilla et remarqua que sa tuque n'était plus là. Il chercha un peu et se rappela qu'il l'avait prêté à Véro et qu'elle ne lui avait pas redonné. Il se dit que si Jeff savait que c'était Véro qui avait sa tuque, il le niaiserait certainement. Alors, il sortit et se dirigea chez Véro, quand il arriva pour cogner, la porte s'ouvrit sur Véro avant même qu'il ait le temps de frapper.
- Un peu plus et tu me frappais!!
- Euh...ouais désolé. Euh...tu as encore ma tuque?
- Ah oui, c'est vrai. Elle est dans ma chambre. Attends je vais la chercher.
Elle partit à courir laissant la porte ouverte, mais revint sur ses pas et regarda David qui était resté dehors en riant.
- Tu peux entrer là!
David ne dit rien étant un peu gêné et entra en fermant la porte. Véro était déjà repartit de l'autre côté pour chercher sa tuque. Elle redescendit en pas grand temps et lui mit la tuque sur la tête.
- Tiens, avec ça tu n'auras plus les oreilles rouges.
- Merci Véro.
Véro allait repartir vers la cuisine, mais David lui attrapa le bras.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Jessy est revenue et elle et Marie veulent que tu viennes chez nous pour la voir. Puis, tu pourrais dire à Jeff que je suis arrivé ?
- Ah Jessy !!!!! Tu peux être certain que je vais y aller. Ah oui, je suis bête, tu viens pour Jeff...
Elle se tourna vers la cuisine et cria
- JEFF!!! DAVID EST ARRIVÉ!!!!
Elle se tourna vers David en attrapant son manteau.
- Bon, maintenant, il le sait. J'y vais moi.
- Ok! Tu n'as qu'à rentrer chez nous, Marie et Jessy sont en haut.
- Ok.
Véro sortit à l'extérieur au même moment où Jeff arrivait avec sa guitare et son ampli. Jeff regarda la porte et haussa les épaules.
- Allez Dav délune! On a des trucs à faire nous!
- Ouais, pas besoin de crier, j'arrive!
- Qu'est-ce qui te prend mon vieux ?
- Rien. On va les porter tes affaires ou pas?
- C'est bon. C'est bon, amène ça.
Jeff mit son manteau et sa tuque et sortit suivi de David.

Géraldine était chez elle, assise dans son salon et regardait par la fenêtre. Elle avait toujours trouvé que pour une fenêtre de salon, c'était bien grand. Elle attendait l'arrivé d'Allison et des autres filles. Lorsqu'Allison arriva, Géraldine alla vite ouvrir, contente de la voir. Allison la regardait d'un air sombre et lui dit sèchement.
- Voyons Géraldine! Où sont passés tes bonnes manières ? Prend nos manteaux et rangent les !
Géraldine s'exécuta tout en s'excusant. Elle accrochait les manteaux pendant que les autres mettaient sa musique dans son stéréo. Allison alla s'asseoir sur le divan et commença à faire le tour des postes de TV. Géraldine s'assit alors près d'elle.
- Tu ne nous donnes pas à boire ? Demanda une fille à l'allure hautain.
- Oh désolé j'ai oublié...vous voulez quelque chose à boire ?
Les jeunes filles se regardèrent.
- Non, tu nous as coupé l'envie, répondit la jeune fille, avant de regarder ses amies et de se mettre a rire.
Géraldine ne comprenait plus rien, que s'était-il passé ? Elle était si gentille avec Allison hier, elle remarqua qu'Allison riait aussi.
- J'ai fait quelque chose de mal ? demanda Géraldine, un peu gênée et à la fois un peu fâchée.
Les filles se regardèrent avant d'éclater de rire à nouveau. Allison regarda Géraldine et cessa de rire.
- Je vais t'expliquer. Tu semblais une fille bien, mais euh...comment dire. Ce n'est pas le cas. Tu nous énerves finalement ! Puis, tu as aidé Erika à se rapprocher de Joël, c'est tout ce qu'on voulait. Alors, maintenant nous, on s'en va. Tu te trouveras un nouveau chum et de nouvelles amies !
Allison se mit à rire, se leva suivi de ses amies. Géraldine resta muette et se leva mécaniquement pour aller dans sa chambre. Elle s'effondra sur son lit et se mit à pleurer. Elle se retrouvait toute seule maintenant. Elle se mit de la musique et composa le numéro de Marie, avant de raccrocher se rappelant leurs chicane.

Véro était montée immédiatement dans la chambre de Marie, ne souhaitant pas revoir David tout de suite. Elle serra Jessy dans ses bras en la voyant et s'assit dans un coin de la chambre perdant immédiatement son sourire. Elle écoutait d'une oreille ce que se racontait Marie et Jessy, mais ne participait pas. Marie remarqua le drôle d'air de Véro et lui posa la question.
- Qu'est-ce qui te chicote Véro ? C'est un jour joyeux si je n'aurais pas peur de me péter la gueule en faisant la grande roue j'en ferais une.
Les trois fille se mirent a rire.
- Je m'excuse les filles, j'étais un peu perdue à cause d'un truc qui s'est passé à la fête, mais bon ça va aller. Alors, Jessy tu as hâte de retourner à l'école ?
- Jamais de la vie, sauf si tu me dis que les profs nous laisse faire ce que l'on veut et qu'Allison est morte .
Marie se mit à rire.
- Non, malheureusement elle vit encore mais, Mister Reeves est encore là...
Jessy passa près de se casser le cou tellement elle s'était retournée vite. Jessy avait toujours eu un petit faible pour ce prof, faible qui était plus fort que tous les élèves.
- Voyons Jessy, fais attention ta tête tiendra pas long sinon ! dit Véro en voyant la rapidité du geste de Jessy.
Jessy décida de changer de sujet puisqu'elle n'aimait pas qu'on se moque de son petit faible pour son professeur.
- Puis les filles, vous êtes en amour ?
Marie et Véro se regardèrent bizarrement. Jessy les regardait et se mit à rire.
- Allez les filles, vous n'allez quand même pas me cacher que vous n'êtes pas amoureuse ! Juste à voir votre tête, vous avez un gars en vue ! Allez, je veux des noms. Marie baissa la tête puis dit.
- Pierre...
Véro tout aussi gêné que Marie répondit.
- euh... bah pour le moment ...David...
Jessy les regarda surprise.
- Les filles, vous êtes sérieuse ? Marie c'est l'ami de ton frère, Pierre. Véro, tu te rends compte que c'est le frère de Marie ?
Véro et Marie répondirent d'une même voix.
- Oui !
Jessy se mit alors à rire
- Vous me niaisez là ?
Mais soudain Chuck rentra dans la chambre de Marie.
- Hey Marie t'a pas vue mes baguettes de drum, David m'a dit que tu t'étais essayé la dernière fois et je les trouve plus.
Marie se leva de son lit et fouilla pour enfin trouver les baguettes dans un tiroir perdu entre un t-shirt bleu pale et une paire de jeans usé à la corde. Dès que Chuck partit Jessy leur demanda
- C'est qui ça, dit Jessy, même si elle savait qui c'était.
- Le frère à Géraldine, nos nouveaux voisins, répondit Véro.
- Comment elle est cette fille...euh Géraldine ?
Marie détourna le regard et regarda Véro.
- Euh...disons qu'elle semblait bien, mais euh...elle a préféré Allison. Puis, elle nous a renier pour elle, expliqua Véro.
- Oh...je comprend, désolée.
- Pas grâve, répliqua-t-elle en haussant les épaules.
Marie regarda alors l'heure et sursauta.
- Vite ! Sinon, on va être en retard à l'école.
Au même moment David leur criait du bas de l'escalier.
- Vous venez avec nous ou vous avez décidé de sécher vos cours ? Vous allez être en retard !
- On descend, attendez 2 secondes.
Ils partirent donc, et se rendirent ensemble jusqu'à l'école. Jessy leurs racontaient un peu sa vie à New York et comment elle espérait revenir au Québec. Jessy alla rencontrer la directrice, car elle devait s'informer pour son horaire de cours et le numéro de son casier. Elle quitta donc Véro et Marie qui se rendirent ensemble à leurs cours. Sur le chemin, Jessy accrocha une fille et lui fit échapper tous ses livres.
- Oh, désolé ! Laisse-moi t'aider. Je peux savoir ton nom ?
- Merci. Euh...je suis Géraldine et toi. Tu es nouvelle ?
- Non, en fait c'est que j'avais déménagé et je suis revenu ici. Je m'appelle Jessy, puis je dois aller rencontrer la directrice. On se voit plus tard, si tu veux !
- Ouais, d'accord.

Marie avait un cours d'édu ce matin là avec Pierre, car ses cours d'édu étaient séparés dans deux classes différentes. Elle arriva en retard au cours comme à son habitude et alla s'asseoir attendant de savoir ce qu'ils feraient. Le professeur proposa de faire une partie de soccer et divisa la classe en équipe. Marie se retrouva dans la même équipe que Pierre. Marie avait le ballon et un gars passa devant elle et la fit trébucher et repartit en direction du but adverse avec le ballon. Pierre se précipita sur Marie et l'aida à se relever et lui demanda si ça allait. Quand Marie constata que toute la classe la regardait et riait, elle se sentit mal.
- Non Pierre...je ne me sens pas très bien. Je crois que je vais sortir.
- Attends, je viens avec toi. Il ne faudrait pas que tu tombes et que personne le remarque parce que tu es partie toute seule.
- Bon, d'accord. C'est gentil, merci.
Une fois dehors Marie regardait le sol, elle avait tellement honte d'être tombé ainsi.
- Ça va ? demanda-t-il.
Elle hocha de la tête.
- Je crois qu'on devrait aller à l'infirmerie.
Elle le regarda intrigué et il lui montra son genoux gauche la jeune fille remarqua qu'en effet elle s'était blessé mais, elle ne sentait pourtant rien.
- Bizarre, ça ne fait même pas mal. Ça devrait aller, alors.
- Marie. C'est mieux que tu mettes un pansement au moins, on va aller en chercher un dans mon casier, si tu ne veux pas aller à l'infirmerie.
Il allèrent donc au casier. Aussitot Marie senti une forte odeur de parfum pour homme.
- C'est normal cette odeur.
- Bah ce n'est pas rare que quelque gars se font des batailles de parfum donc je dirais que oui c'est normal. Marie se mit à rire, ils arrivèrent enfin au casier de Pierre. Pierre sortit un pansement de sa case et proposa à Marie de lui mettre lui-même. Marie accepta et regarda Pierre s'accroupir pour mettre le pansement sur sa blessure. Elle était tellement gênée, mais réussi à sourire lorsqu'il releva la tête.
- Euh merci Pierre. Pourquoi tu fais ça pour moi ?
Pierre haussa les épaules.
- Parce que tu en vaux la peine, puis et bien que je t'apprécie assez pour manquer le reste de mon cours d'édu.
Marie sourit un peu gênée et serra Pierre dans ses bras. Celui-ci lâcha un doux soupire et ferma les yeux quelques instants.

Véro sortit de son cours de français, il lui avait paru plus ennuyeux qu'à l'ordinaire. Elle vit David la saluer alors qu'il traversait le couloir, elle répondit à son salut mais s'empressa de partir dans la direction inverse. Enfin elle tomba sur Marie et Pierre qui semblaient en grande discutions, elle préféra alors les laisser seuls. Elle fonça alors dans Mister Reeves qui lui sourit amicalement avant de repartir. Au moment où elle allait se remettre à marcher, David arriva et ils tombèrent tous les deux sur le plancher.
- Je sais bien que tu ne sembles pas vouloir me voir aujourd'hui. Dit-il en riant. Mais me renverser, ce n'est pas la meilleure solution...
Confuse, elle se releva en s'excusant, ramassa les quelques feuilles qui était tombées de son agenda et repartit vers son casier. David intrigué ne comprenait pas, il ramassa aussi ses affaires puis, alla voir Pierre et Marie qui riaient à présent.

# Posté le samedi 19 novembre 2005 13:14

Modifié le lundi 12 novembre 2007 16:29