Marie n'avait rien écouté, elle était trop perdue dans ses pensées pour écouter quoi que se soit. Le stress leurs arriva tout à coup réalisant qu'ils allaient bientôt monter sur scène. Véro commença à paniquer.
- Ah non, qu'est-ce que je fais ici ? Puis, on n'aurait pas dû choisir ma chanson, elle ne sera pas à la hauteur !
Géraldine s'approcha d'elle.
- Allons Véro, ta chanson est superbe et tout ira bien je te jure.
- Parle pour toi !
David resta surpris de voir Véro comme ça, habituellement elle était la plus calme de tous et c'était elle qui remettait tout le monde en place. Personne avait fait ce que elle-même faisait, alors personne ne trouvait comment la calmer et cela stressa encore plus tout le monde. Marie était sortit à l'extérieur de la pièce et Pierre venait de le remarquer. Il alla dans le couloir et la vit assise par terre. Elle s'était levée et allait partir, mais il la retint.
- Marie tu as entendu ce que la dame a dit ?
- Non, puis je veux partir d'ici.
- Voyons Marie, tu ne peux pas maintenant.
Marie se leva et était sur le point de partir quand Véro arriva et cria son nom.
- Tu t'en vas où comme ça ? J'ai besoin de te parler deux minutes, excuse nous Pierre, dit-elle en le posant son regard sur lui quelques instants.
Pierre ne dit rien et entra dans le local qui leur était réservé. Véro entraîna Marie dans un coin où elle pourrait lui parler.
- Bon, Marie ! Ça va faire là, tu voulais faire quoi ?
- Je n'y arriverai pas Véro...
- Alors dans ce cas moi non plus ! Tu crois que c'est plus facile pour moi, toi au moins tu sais que Pierre t'aime bien, mais moi c'est le contraire. Je ne veux pas dire que toi c'est plus facile que moi, mais tu n'as pas le droit de me laisser toute seule !
- Désolée Véro, tu as raison. Il faut y aller ensemble...
Marie esquissa un sourire et suivit Véro jusque dans leur loge. On entendait déjà de la musique qui provenait du « stage ». Véro avait retrouvé son calme habituel et remontait le moral de tout le monde. Lorsque c'était le tour des gars, les filles amenèrent leurs instruments prêt pour jouer et regardèrent les gars. Le regard de Véro se promenait, mais évitait toujours David. Ils finirent la chanson et furent applaudit pendant un bon moment. Les filles allèrent se placer et Véro évita de croiser le regard de David lorsqu'elle passa à côté de lui. C'était à Véro de partir la chanson et elle manqua son coup, mais lorsqu'elle se reprit tout alla à merveille. Marie chantait avec une justesse incroyable, Véro réussit même à jouer des sons qu'elle n'avait jamais réussi avant, tout était très bien. Lorsqu'elles sortirent de scène, elles étaient très contente de ce qui s'était passé, sauf Véro. Elle partit à courir jusqu'au toilette et on ne la revit pas jusqu'au résultat et la remise des prix. Véro arriva, car quelqu'un était venu la chercher, mais elle était blanche et faisait peur à voir. Jessy alla la voir.
- Qu'est-ce que tu as ?
- Rien...
-Ouais ouais c'est ça. Tout le monde s'inquiète pour toi, dis nous ve que tu as !
- J'ai rien et arrête de m'embêter avec ça.
Elle alla rejoindre Marie et essaya de montrer qu'elle allait bien. Jessy haussa les épaules et alla au côté de Chuck qui semblait nerveux de voir enfin les résultats,
- Les juges semblaient faire exprès de faire attendre tout le monde, remarqua Pierre.
- J'ai bien l'impression qu'ils nous obligent à attendre pour nous stresser ! S'exclama Marie.
- Tu peux en être sûr que c'est ce qu'ils font, dit Jeff.
Chuck regarda sa montre.
-Ils devraient bientôt tous nous appeler et donner les noms des gagnants.
Comme Chuck avait prédit, tous les participants étaient appelés à monter sur scène pour entendre le nom des gagnants. La dame qui organisait le concours récita un long discours avant de nommer le nom des gagnants. Ils nommèrent un groupe de filles en troisième place, les filles sautèrent partout en allant chercher leurs prix et quittèrent la scène en criant « On a gagné, on a gagné ! ». La deuxième place fut attribué à un groupe de gars plutôt fâché de ne pas avoir la première place. La dame marqua une pause pour rappeler le prix du ou des gagnants qui étaient un chèque de 300$ canadien. Tous les autres retenaient leurs souffles au moment où elle dit que la première place était occupé par deux groupes.
- Alors je vous rappelle que vous êtes tous plein de talent et n'abandonnez surtout pas ! Venons en aux gagnants, je vais nommer les représentants des deux groupes. Alors Pierre et Marie, vos groupes ont gagné ! Je vous félicite, vous avez vraiment impressionné les jurys, venez chercher vos prix. Alors, une bonne main d'applaudissement pour les deux groupes gagnants.
Pierre et Marie se regardèrent et allèrent chercher leur prix le sourire au lèvre. Lorsque tout le monde eut quitté la scène, Pierre et Marie se retrouvèrent seuls dans un coin.
- Hey Marie ! On a gagné !
Il serra Marie dans ses bras tellement fort qu'elle lui dit de la lâcher, car il l'étouffait.
- En tout cas Pierre, ta chanson est vraiment belle ! Allison est vraiment chanceuse.
Pierre regarda Marie bizarrement.
- De quoi Allison ?
- La chanson n'est pas pour elle ?
- Elle n'est pas pour Allison ma chanson, car elle est pour TOI !
Marie ne put s'empêcher de le serrer dans ses bras. Lorsque leurs regards se croisèrent, Pierre avait une forte envie d'embrasser Marie, il s'approcha d'elle doucement quand il entendit son nom.
- Pierre !
David venait d'entrer, car il cherchait Pierre depuis tantôt et se précipita sur Pierre.
- ON A GAGNÉ !!!
Pierre regarda David fâché.
- Allez viens, Jeff a besoin de nous ! dit alors David.
- Ok.
Pierre regarda Marie déçu et partit très gêné de ce qui c'était presque passé.
Les parents de Géraldine étaient venus la chercher. Puis, lorsque tout le monde allait partir Jessy remarqua l'absence de Véro.
- Attendez, il manque Véro !
- Non, elle est partit à pied, annonça Jeff en riant.
Tout le monde le regarda surpris.
- Enfin, c'est pas si grave et je n'ai rien pu faire, elle ne voulait pas m'écouter. Elle semblait...bizarre.
Ils prirent alors la route pour rentrer. Marie débarqua pour voir si Véro était bien chez elle, mais revint déçu jusqu'à la voiture en annonçant qu'elle n'était pas dans la maison. Tout le monde commença à s'inquiéter, car ils ne l'avaient pas croisé en chemin. David obligea quand même Marie à rentrer à la maison et que si Véro n'était pas rentré d'ici 1 heure, ils iraient à sa recherche.
Pierre raccompagna Marie, elle ne voulait pas rentrer à la maison et voulais chercher Véro. Après plusieurs efforts, elle céda et rentra avec Pierre qui devait veiller à ce qu'elle ne sorte pas de la maison. Ils étaient alors assis sur le divan à regarder un peu la télé. Ils ne se parlaientt pas, ne se regardaientt presque pas. Enfin Pierre brisa le silence.
- On va la retrouver t'inquiète pas ! Et je connais bien Véro, elle ne peut être partit très loin...
Marie le regarda puis baissa la tête.
- Je l'espère...
Pierre baissa aussi la tête pour voir son visage, elle avait les yeux qui brillait et le teint un peu rosé par le froid. Cette fois ils était seule et la tentation de l'embrasser était de retour. Il l'embrassa alors, elle fut d'abord surprise, puis se laissa faire. Il la regarda de nouveau et la regarda d'une nouvelle façon pourtant, elle n'avait pas changé. Il lui sourit et lui glissa à l'oreille un je t'aime. Marie ne pu s'empêcher de verser quelques larmes de bonheur et l'embrassa pour lui montrer qu'elle l'aimait aussi. Pierre passa ses bras autour de Marie et la serra dans ses bras, il l'embrassa dans le cou puis retournait à ses lèvres. Il lui disait souvent qu'il l'aimait et ne pouvait plus détacher son regard d'elle. Il su enfin ce que Reeves voulait0 lui montrer. Marie était une fille formidable, mais seule lui pouvait découvrir comment elle pouvait l'être.
David était avec Jeff dans le salon en écoutant la télé, en vérité son but était de voir Véro entrer par cette porte. Il avait prévenu Géraldine et Jessy, mais disait qu'il ne voulait pas qu'elles partent à sa recherche tout de suite. Lorsqu'il se décida enfin à partir à la recherche de Véro, il faisait déjà noir. David retrouva Véro assise dans le parc où ils étaient allés souvent lorsqu'ils étaient jeunes. Elle pleurait et semblait avoir très froid, car elle avait les lèvres mauves. David alla s'asseoir à côté d'elle comme il avait prit l'habitude de faire plus jeune et essuya ses larmes du bout de son doigt. Véro ne bougeait pas, mais déposa sa tête sur l'épaule de David au moment où il passa un bras derrière son dos. Ils regardèrent le ciel sans rien dire, David savait que Véro avait besoin de temps pour parler. Il l'avait comprit au fil des années et savait qu'elle finirait par dire ce qu'elle avait sur le c½ur. Enfin, il l'espérait.
- Merci d'être là, dit Véro.
- Comme à chaque fois, ça me fait plaisir. Je suis bien avec toi et j'aime ça te réchauffer.
- J'ai peur de l'avenir...je ne me crois pas à la hauteur. Je veux dire que je n'ai pas l'impression que je sois si exceptionnelle que ça comme bassiste ou encore comme compositeur, mais je sais que les autres comptes sur moi. J'ai peur de les décevoir, de vous décevoir.
- Voyons Véro, tu sais bien que tu ne nous décevras pas. Puis, tu es exceptionnelle à la basse, tu m'impressionnes beaucoup et tu composes très bien. La preuvre, t'as fait gagner ton groupe. Maintenant, tu vas me sourire pour montrer que tu vas mieux et on va entrer à la maison. Je vais te faire un chocolat chaud et j'irai te border comme je faisais quand on était jeune.
Comme toute réponse, Véro sourit à David et ils se levèrent pour rentrer.
Jessy était chez elle et ne cessait de s'inquiéter pour Véro. Elle faisait les cents pas dans sa chambre en cherchant une idée pour s'occuper un peu en attendant des nouvelles. Elle finit par attraper le téléphone et appela chez Géraldine.
- Salut, est-ce que je pourrais parler à Géraldine ?
- Euh désolée, elle n'est pas là. Tu veux que je laisse un message et euh...qui parle ? répondit Chuck.
- C'est Jessy. C'est pas grave, je rappellerai. Je cherchais juste quoi faire, car euh...je n'ai que Véro, qu'on ne retrouve pas, dans la tête.
- Ouais moi aussi. Si tu veux, on pourrait parler un peu ensemble, ça pourrait nous changer les idées.
- Oui, tu as raison. Alors avez-vous une idée de s=ce que vous allez faire avec votre prix ?
- On en avait un peu parlé, on parlait de le placer pour qu'un jour on puisse enregistrer un CD.
- Ah c'est une bonne idée, on a pensé la même chose. Oh, je suis désolée, mais je dois vraiment y aller. Bye ! Ah oui, j'adore parler avec toi !
- Moi aussi, alors on se rappellera. Bye.
Ils raccrochèrent le sourire aux lèvres, contents de leur conversation, même si elle était brève.
Dav et Véro reprirent le chemin de la maison des Desrosiers, lorsqu'il poussèrent la porte les jambes de David passèrent près de s'écrouler sous son poids en voyant Pierre et sa s½ur s'embrasser sur le divan. Véro le força a reculer pour pas qu'ils les voient puis un sourire moqueur sur les lèvre, elle lui demanda.
- Alors Dav où elle est ta neige Mauve ?
David était abasourdi, il voyait sa soeur sourire après chaque baiser puis il décida de se montrer que c'était assez.
De toute sa vie Véro n'avait jamais vue Marie reculer aussi vite. Ils avaient tous les deux des lueurs de gêne dans leurs yeux. Marie demanda alors en essayant de calmer sa voix.
- Ça..ça ...euh ...fait longtemps que t'es rentré ? Demanda Marie.
- Assez pour vous voir vous embrasser en tk...
Marie prit la main de Pierre et l'entraîna dans sa chambre craignant les représailles de son frère. David fixa alors l'escalier et s'apprêta à monter à l'étage quand Véro lui prit le bras.
- Tu iras nul part ! Je vais te dire quelque chose, c'est mieux que tu n'ailles pas les déranger. Je sais que ça te fait bizarre, mais pense un peu. Marie et Pierre sont heureux et c'est ce qui compte...
- Peut-être pour toi. Enfin...c'est normal que je m'inquiète, c'est tout de même ma s½ur.
- Et ton meilleur ami ! Tu aimerais mieux que ta s½ur soit avec un gars en qui tu n'as pas confiance ou que tu ne connais même pas ?
- Ouais, tu as peut-être raison.
- Pas peut-être. J'ai raison ! Bon tu me suis dans la cuisine, tu m'as promis un chocolat chaud.
David regarda l'escalier et renonça en suivant Véro à la cuisine.